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Analyse des Déterminants de l’Augmentation des Recettes Propres de l’Etat du Burundi sur la Période 2009-2013

Dans les pays en développement(PED), les recettes fiscales constituent souvent la  principale source de revenu de l’Etat et les impôts indirects sont plus importants que les impôts directs.

Dans ces pays, les ressources fiscales et douanières constituent la première source de financement du développement,

bien avant l’aide internationale au développement ; ce qui est dû au fait que les ressources fiscales constituent une source de financement de nature plus prévisible et plus durable. 


    2.    Au Burundi, les recettes propres de l’Etat sont composées de recettes fiscales (impôts sur les revenus, impôts sur le patrimoine, impôts sur le commerce intérieur et extérieur, et autres recettes fiscales) et de recettes non fiscales (dividendes de l’Etat et autres recettes). Sur la période de 2009-2013, les recettes propres du gouvernement sont dominées par les recettes fiscales (plus de 80% du total) qui, à leur tour, sont dominées par des impôts et taxes sur le commerce intérieur (à certaines périodes, elles ont atteint 60% du total des recettes fiscales) ; suivi des recettes des impôts sur les revenus.

A l’aide de la méthode vectorielle à correction d’erreurs, les résultats d’une analyse économétrique montrent que l’augmentation des recettes propres de l’Etat s’expliquerait par la diminution des flux de dons, la détérioration du solde primaire des opérations financières de l’Etat, l’augmentation du niveau général des prix et des recettes des impôts et taxes sur le commerce intérieur. Les autres variables prises dans le modèle  ont des coefficients statistiquement non significatifs.

Au regard des résultats trouvés, certaines mesures fiscales nous semblent importantes afin de mobiliser plus de ressources publiques  et par conséquent alléger la dépendance vis-à-vis de l’extérieur et pour une soutenabilité accrue de la politique budgétaire:

    Encourager les intervenants dans le commerce intérieur en vue d’une prise de conscience de l’importance du civisme fiscal, et lutter fermement contre la fraude et l’évasion fiscale. Impliquer les médias, les centres de recherche, la société civile et autres partenaires  pour une large communication afin de réduire le nombre des contribuables  qui restent dans le secteur informel.
    Mener une étude de type « Coûts/Avantages» des exonérations déjà accordées afin de rationaliser la politique d’exonérations sur base de l’identification des secteurs qui méritent effectivement des incitations fiscales de par leur apport nouveau comparativement aux secteurs existants déjà.
    Développer une culture de bonne allocation des dépenses publiques afin de maitriser le déficit budgétaire et par conséquent contenir les effets de l’effort fiscal sur les contribuables.
    Améliorer la gestion macroéconomique notamment la transparence budgétaire et la maitrise de l’inflation afin de gagner en « capital social des institutions» et par conséquent de stimuler le civisme fiscal.

En Savoir Plus:

Analyse_des_déterminants_de_l_augmentation_des_recettes_par Dr_Salomon.pdf

 

 

 

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