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Cahier de l’IDEC

La problématique de commercialisation du sucre au Burundi

par Dr Ephrem NIYONGABO

Introduction

La pénurie de sucre au Burundi est devenue très préoccupante, si bien que le gouvernement envisage de demander à la Communauté Est Africaine (EAC) l’autorisation d’importer du sucre complémentaire à celui qui est produit localement . En effet, le Burundi est membre de l’EAC depuis 2007 et est donc soumis au protocole de l’Union Douanière de l’EAC. S’il importe sans autorisation, les importateurs pourraient payer 100% de droits de douane, ce qui élèverait le prix du sucre importé. Avec autorisation, il y a application d’un tarif réduit.

Toutefois, la société paraétatique qui est la seule productrice de sucre, à savoir la SOSUMO, ne cesse d’affirmer produire et mettre sur le marché une quantité suffisante pour toute la population burundaise. Selon elle, il se pose un problème de distribution et de spéculation sur cette denrée si bien que le prix du sucre qui est officiellement de 1 500 FBu par kg (1,2 $US) s’achète aujourd’hui jusqu’à 2 500 FBu (1,98$US) sur un marché illégal. A côté de mécanismes transitoires, tels que la supervision de la chaîne de distribution et de vente du sucre dans le pays, le gouvernement avait annoncé la mise en place d’un mécanisme structurel consistant en une politique de libéralisation de la commercialisation du sucre depuis début 2007. Il était attendu que la libération du prix résorbe cette pénurie.

Mais la pénurie persistante rend compte des limites de ces mécanismes. C’est la raison pour laquelle cet article se propose de contribuer à la compréhension de la problématique de commercialisation du sucre au Burundi. Il sera structuré autour de trois parties. La première partie aborde l’approche microéconomique d’un marché en termes d’offre et de demande. La deuxième partie conceptualise cette analyse autour du marché du sucre burundais et notamment sur la base des éléments d’une étude diagnostique sur les effets de la libéralisation de ce marché. La troisième partie est consacrée à l’état des lieux actuel, avant de déboucher à des recommandations.

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PROBLEMATIQUE_DE_COMMERCIALISATION_DU_SUCRE-2.pdf

Cahier de l’IDEC, Vol 3, N°11 Burundi : pour arrêter l’insécurité de plus en plus préoccupante, moderniser l’Etat

Par Dr Elias SENTAMBA

Ayant enduré une guerre civile sur fond ethno-politique plus d’une décennie durant, le Burundi peine encore à assainir complètement la sécurité publique. Il convient de rappeler qu’après la période de transition correspondant aux élections démocratiques de 2005 d’une part, et après la signature du cessez-le feu entre le Gouvernement et le dernier mouvement rebelle jusque-là encore au maquis à savoir le Palipehutu-FNL d’autre part, les Burundais croyaient reléguer l’insécurité aux pages de l’histoire. Mais voilà qu’après les élections communales de 2010 dont un certain nombre de partis politiques ont rejeté les résultats pour « fraudes massives » au moment où les observateurs aussi nationaux qu’internationaux en confirmaient la validité en dépit de « quelques irrégularités mineures », s’observe un cycle d’assassinats manifestement sur des mobiles politiques. Qui plus est, que le phénomène s’étende à toutes les provinces du pays de façon aussi sporadique que lancinante, voilà qui est le plus préoccupant. Le pogrom de Gatumba ayant fauché 39 paisibles citoyens en train de partager un verre dans un bar ordinaire aura été le cas le plus troublant.

Pour comprendre ce phénomène, nous développerons notre propos en trois points. Après un bref un état des lieux sur la situation d’insécurité que connaît actuellement le Burundi (Point 1.), nous esquisserons un ensemble de principes sur lesquels le Gouvernement devrait bâtir sa stratégie pour non seulement mettre un terme à l’insécurité grandissante mais aussi pour en conjurer l’occurrence à l’avenir (Point2.). Enfin nous ferons une petite conclusion avant de formuler un certain nombre de recommandations à l’endroit des parties prenantes à la sécurité publique (Point 3).

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Elias_pour_arreter_l_insecurite.pdf

Prix du carburant et inflation au Burundi

Par Honoré AHISHAKIYE

Le prix du gasoil est passé de 320 francs burundais le litre en janvier 1998 à 1150 francs en décembre 2010. En termes réels, ce prix est passé de 108 à 208 francs pour la même période. Les facteurs d’incertitude quant à l’évolution du prix du pétrole sont assurément nombreux et imprévisible.

Une hausse du prix du pétrole constitue un choc d’offre négatif pour n’importe quelle économie au sens où elle réduit sa capacité à créer et à distribuer des richesses. Une facture pétrolière accrue doit s’imputer sur les revenus des consommateurs nationaux et frappe notamment le pouvoir d’achat des salariés et le niveau de l’emploi. Une instabilité des prix du pétrole brut ne peut manquer d’entraîner des distorsions macroéconomiques, en particulier dans les pays qui sont des importateurs de pétrole comme le Burundi.

Une hausse des cours pétroliers a été souvent perçue comme un facteur inflationniste. Cependant, les faits stylisés ont révélé que la relation tend à se modifier à partir des années 90. En effet, des facteurs comme une faible part du pétrole dans la production, une grande flexibilité des marchés du travail et des améliorations de la politique monétaire peuvent atténuer la hausse des prix lors de la flambée du prix du pétrole.

Au vu de ces conséquences de la hausse des prix du pétrole, il se pose la question de savoir : quel est l’impact de la flambée du prix du pétrole sur l’inflation au Burundi ? C’est à cette question que la présente étude tente de répondre afin de propose r des mesures pour atténuer les effets de ces montées continues du prix du pétrole.

L’étude s’articule autour de quatre volets. Le premier est consacré à la revue de la littérature. La description des faits stylisés fait l’objet de la deuxième section. Quant à la troisième section, elle traite de l’exploitation des données suivant une approche économétrique (VAR). Enfin, la dernière section est réservée aux conclusions et recommandations.

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honore_Prix_du_carburant_et_inflation.pdf

Le système d’information agricole au Burundi : quel est le rôle de la statistique ?

Par Gervais NDUWIMANA

La croissance économique et sociale des pays en développement, et notamment celui du Burundi, a un lien assez étroit avec le développement de l’agriculture, prise dans son sens large. En effet, quatre éléments permettent de porter un intérêt particulier à ce secteur à savoir : (i) la majorité des économies de ces pays dépend de l’agriculture, (ii) l’agriculture absorbe une grande majorité de la main-d’œuvre dans le milieu rural (iii) pour la majorité de ces pays, le commerce extérieur dépend des produits agricoles (exportations des produits agricoles pour répondre aux besoins en importation) et (iv) l’agriculture répond au besoin le plus important de l’être humain : l’alimentation. De ce fait, les renseignements numériques (statistiques) sur l’agriculture constituent la pierre angulaire de la planification du développement, de la formulation des politiques socio-économiques et de l’établissement des priorités nationales. Disposer de statistiques agricoles fiables est donc essentiel pour l’ensemble des pays, et plus particulièrement pour les pays en développement. L’organisation économique de l’agriculture au Burundi et notamment les filières agricoles sont, depuis plus d’une vingtaine d’années soumises à de fortes pressions extérieures visant leur « libéralisation ». Les promoteurs de ces réformes font principalement référence à la théorique néoclassique, qui part de l’idée que la concurrence est bénéfique car source « d’efficience économique ». Or depuis 1990, le Burundi n’a conduit aucune opération statistique agricole d’envergure nationale susceptible de réduire l’asymétrie d’information qui caractérise les marchés agricoles libéralisés. Dans cette note, comme le stipule les objectifs de cette publication, est d’alerter l’opinion et de sensibiliser les décideurs sur le danger sur l’absence ou l’insuffisance d’un système d’information agricole à caractère conjoncturel. Cette réflexion est inspirée non seulement de la crise internationale mais aussi et surtout de son corolaire sur la sécurité alimentaire. Les informations véhiculées dans les médias sur les prix des produits de première nécessité est un bon baromètre du danger.

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Gervais_Le_systeme_d_information_agricole-2.pdf

Cahier de l’IDEC, Vol 3, N°7

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Cahier de l’IDEC, Vol 3, N°11

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